Oracle choisit iXAfrica Data Centres pour héberger sa première région Cloud au Kenya

Oracle s'associe à iXAfrica pour lancer sa première région Cloud à Nairobi. Cette alliance capitalise sur une infrastructure hyperscale pour faire du Kenya, le nouveau centre de gravité du cloud souverain en Afrique de l'Est.

David Bunei, directeur national pour le Kenya chez Oracle, et Snehar Shah, PDG d'iXAfrica Data Centres

En choisissant iXAfrica Data Centres comme partenaire hôte en Afrique de l’Est, le géant américain ne se contente pas d’étendre sa présence géographique ; il s’ancre au cœur d’un écosystème numérique en pleine effervescence. Ce projet, initialement dévoilé par le président William Ruto en janvier 2024, entre désormais dans sa phase opérationnelle.

« En hébergeant OCI localement, iXAfrica permet aux organisations de la région d’accélérer leur transformation numérique, de déployer des applications sensibles à la latence et de créer des services basés sur l’IA plus proches des utilisateurs finaux. Cette collaboration jette les bases d’une économie numérique plus résiliente, souveraine et compétitive à l’échelle mondiale, ancrée dans une infrastructure de classe mondiale au Kenya », soutient l’entreprise iXAfrica.

Pourquoi le Kenya ?

Le choix du Kenya pour cette deuxième région cloud d’Oracle sur le continent africain ne doit rien au hasard. Véritable locomotive économique, le pays offre un accès stratégique à un marché de plus de 300 millions de personnes réparties sur toute l’Afrique centrale et orientale.

Au-delà de sa position géographique, le Kenya se distingue par une avance considérable en matière de transition énergétique. Avec plus de 90 % de son électricité produite à partir de sources renouvelables et propres, le pays répond aux exigences de durabilité des géants de la technologie.

David Bunei, directeur national d’Oracle pour le Kenya, souligne d’ailleurs l’importance de ce déploiement pour les acteurs locaux en précisant que partout dans le monde, les gouvernements et les entreprises font confiance à OCI pour sa sécurité, son évolutivité et sa capacité à exécuter des charges de travail critiques qui permettent l’innovation à grande échelle. Selon lui, ces capacités uniques et la collaboration avec iXAfrica soutiendront davantage la croissance de l’économie numérique du pays.

iXAfrica Data Centres

L’élection d’iXAfrica Data Centres comme partenaire de colocation repose sur une infrastructure technique sans équivalent sur le marché local. Selon l’entreprise, le campus Nairobi One se présente comme l’installation hyperscale la plus avancée et la mieux préparée pour l’intelligence artificielle dans la région.

Avec une capacité de conception totale de 22,5 MW, iXAfrica a su anticiper les besoins des fournisseurs de cloud mondiaux. Son centre de données NBOX1 serait une prouesse d’ingénierie capable de supporter des charges de travail IA à haute densité, atteignant jusqu’à 50 kW par rack grâce à une technologie de refroidissement à air libre. Cette résilience technique, couplée à une neutralité totale vis-à-vis des opérateurs et à une proximité immédiate des principales artères de fibre optique, fait d’iXAfrica le seul acteur capable d’offrir un déploiement immédiat à une telle échelle.

Snehar Shah, PDG d’iXAfrica, exprime d’ailleurs son enthousiasme face à cette collaboration en affirmant que son équipe est ravie d’être en phase d’exécution pour implanter OCI au Kenya. Il explique que grâce à cette collaboration, iXAfrica tire parti des énergies renouvelables, des talents et de la connectivité sous-marine et nationale abondante disponibles sur le marché kenyan.

Cette synergie entre le fournisseur de services et l’hébergeur permettra aux entreprises locales de déployer des applications extrêmement sensibles à la latence tout en gardant leurs données sur le sol national, renforçant ainsi la souveraineté numérique.

« Cloud and Software »

Société leader dans les bases de données, Oracle devient progressivement un titan du « Cloud and Software ». Les chiffres de l’année 2025 démontrent que ce segment est le véritable moteur de la croissance mondiale du groupe. Alors que les services traditionnels et le matériel (hardware) connaissent un léger repli, le segment Cloud and Software a bondi à 49,23 milliards de dollars en 2025, contre 44,46 milliards de dollars en 2024. À titre de comparaison, le hardware ne représente plus que 2,94 milliards de dollars, en baisse par rapport aux 3,07 milliards de l’année précédente, et les services ont également décliné pour atteindre 5,23 milliards de dollars.

Source : Zone Bourse

Cette domination du logiciel et du cloud dans le chiffre d’affaires d’Oracle justifie-t-elle l’investissement massif dans des infrastructures physiques de pointe comme celles d’iXAfrica ?

Quoiqu’il en soit, sur un chiffre d’affaires total où les États-Unis pèsent pour 32,08 milliards de dollars, la croissance dans les autres régions du monde, qui totalisent 19,15 milliards de dollars, devient un enjeu de conquête prioritaire.

En installant une région Cloud au Kenya, Oracle offre aux entreprises africaines les mêmes outils de puissance de calcul et d’intelligence artificielle que ceux disponibles en Europe ou en Amérique.

adjoba@impact-numerique.com

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